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Conversations Centrafricaines de la Diaspora – Lille (19/20 Septembre 2014)

Retenu à Bangui afin d’organiser le déploiement de mon Think Tank « Vivre Ensemble », je n’ai pu assister à cette réunion  à laquelle j’étais invité de longue date. C’est avec plaisir que j’en partage avec vous les principaux éléments, tels qu’ils me sont parvenus.

En particulier le message de S.E Madame Catherine SAMBA-PANZA, Présidente de la République, Chef de l’Etat de Transition.

 CONVERSATIONS CENTRAFRICAINES DE LA DIASPORA

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les premières assises des Conversations Centrafricaines de la Diaspora se sont tenues au Château Blanc de THUMERIES (LILLE) les 19 et 20 Septembre 2014 avec l’assistance et l’encadrement de l’Institut International de Gestion des Conflits (IIGC).

En présence du Ministre Conseiller Politique en charge du dialogue politique et social, Monsieur Clément-Anicet GUIYAMA-MASSOGO, représentant de SEM Catherine SAMBA-PANZA, Présidente de la République et cheffe d’État de la Transition, des Centrafricaines et de Centrafricains de la diaspora, des représentant(e)s de haut niveau des différents partis en conflit ainsi qu’une partie de l’élite africaine de la diaspora ont pu, deux journées durant, confronter leurs visions, perceptions, vécus, projets…et ce, en vue de dégager une dynamique collégiale de contribution de la diaspora à l’œuvre de Paix en République Centrafricaine.

Convaincus du rôle positif que peut jouer la diaspora dans la gestion de la crise centrafricaine, les participant(e)s ont tour à tour, après une séance de sensibilisation-formation sur la négociation, le dialogue, les outils pour une meilleure approche des conflits en vue d’optimiser leur gestion, travaillé sur :

Ce qui fait l’identité centrafricaine, la gestion politico-militaire de la crise, la place et le rôle des questions économiques dans les origines de la crise et le rôle d’une diaspora organisée et agissante.

Le Comité Ad Hoc, « Diaspora pour la Paix en RCA », crée à l’issue des travaux est destiné à mener de manière concertée (avec les différentes organisations de la diaspora centrafricaine) des actions conformément aux rôles préventif, d’intermédiation et de lobbying de la diaspora.

Ainsi donc, son premier engagement va consister à soutenir les efforts de Paix entrepris en RCA, et plus particulièrement, à faire réussir la Transition en la conseillant et en l’ accompagnant.

La diaspora centrafricaine étant en somme la 8ème région de la RCA, elle reste à ce titre, incontournable dans le processus de réconciliation nationale.

Des rencontres seront donc organisées dans d’autres pays afin de permettre à chaque Centrafricaine et à chaque Centrafricain d’apporter sa contribution à la recherche du retour de la Paix en RCA.

Ce faisant, une importante rencontre européenne de la diaspora centrafricaine se tiendra à Paris, le samedi 18 Octobre 2014 conformément au schéma des Conversations Centrafricaines de la Diaspora : Formation des acteurs puis Conversations.

Contacts : centrafriquediaspora@gmail.com

INSTITUT INTERNATIONAL DE GESTION DES CONFLITS

www.institut-international-gestion-conflits.org

fichier pdf Communiqué de presse

Conversations Centrafricaines de la Diaspora

Lille, 19-20 Septembre 2014

Message de S.E Madame Catherine SAMBA-PANZA, Présidente de la République, Chef de l’Etat de Transition

Madame la Vice Présidente du Conseil Régional du Nord Pas de Calais,

Monsieur le Maire de Thumeries,

Monsieur le Président de l’Institut International de Gestion des Conflits,

Mesdames, Messieurs les Intervenants,

Centrafricaines et Centrafricains de la Diaspora,

Distinguées Personnalités en vos rang, grade et qualité

Mesdames, Messieurs,

L’agenda de la  Présidente de la Transition de la République Centrafricaine, Madame Catherine SAMBA-PANZA ne lui permettant pas d’être physiquement à cette cérémonie comme elle l’avait souhaité, elle m’a fait l’insigne honneur de me déléguer pour vous délivrer son message. C’est donc avec un réel plaisir que je me fais l’agréable devoir de vous délivrer le dit message in extenso.

«  L’institut International de Gestion des Conflits a eu l’heureuse initiative d’organiser à partir d’aujourd’hui jusqu’à demain les Conversations Centrafricaines de la Diaspora auxquelles j’ai été conviée. Pour plusieurs raisons dont notamment celles liées à l’importance que j’accorde à la diaspora Centrafricaine et à la recherche de la paix dans mon pays, j’aurai bien voulu prendre part aux travaux de cette importante manifestation. Il se trouve qu’une invitation du Département d’Etat Américain m’oblige à me rendre aux Etats Unis où je dois présenter la situation de notre pays devant le congrès américain. Ce n’est donc que partie remise et je ne doute pas que j’aurai une autre occasion d’échanger directement avec mes compatriotes de la Diaspora qui sont actifs et qui apportent chaque jour leur contribution à l’œuvre de reconstruction de leur pays.

Tout en louant l’heureuse initiative de ces assises, je tiens à saisir cette occasion pour remercier très sincèrement les organisateurs et précisément le Président de l’Institut International de Gestion des Conflits pour leur dynamisme et pour leur volonté inébranlable d’apporter leur contribution à la recherche de la paix en République Centrafricaine. Je leur suis gré aussi de tout le soutien multiforme  qu’ils apportent aux Autorités de la Transition et notamment à moi-même la Présidente de la Transition.

Quand je parcours tous les documents préparatoires de ces assisses ainsi que les copies des correspondances adressées à différentes personnalités et Organisations dans le monde, non seulement je ressens un profond réconfort mais je me dis qu’il y a au moins des gens qui ont compris ce qui se passe réellement en Centrafrique. Non seulement les organisateurs des Conversations Centrafricaines ont compris de quoi il s’agit réellement mais ils développement une approche très positive des solutions à apporter à la crise Centrafricaine en recherchant les synergies des uns et des autres ainsi que leur impact effectif sur les événements. Ils sont alors en phase avec moi-même puisque je n’ai cessé d’en appeler au pragmatisme de mes compatriotes depuis que je suis à la tête de l’Etat et surtout de leur demander avec insistance d’être plus contributifs que critiques.

Je partage en effet l’idée selon laquelle  « personne ne gagne et ne gagnera vraiment aucune guerre et que la seule issue à la crise Centrafricaine est de parvenir à la paix à tout prix ». En mettant à profit ma position au-dessus des clivages politiques, j’ai fait du rassemblement des Centrafricains autour de ce qui les unit et donne sens à leur existence collective mon cheval de bataille. Ballottée entre les exigences incommensurables des uns et des autres, j’ai résolument mis le cap sur la réconciliation à la base, la vérité et la justice au milieu et le dialogue de refondation au sommet. Mon objectif, qui découle de la vision que j’ai formulée pour notre pays, est de sortir durablement des crises récurrentes, de combattre l’impunité et de reconstruire le pays sur de nouvelles bases plus solides.

Malgré les critiques qui fussent de partout, y compris parmi une partie de la diaspora qui n’a pas toujours le sens des réalités, je peux affirmer sans risque de me tromper que nous sommes sur la bonne voie. Il suffit d’observer de manière objective l’état actuel du pays pour se convaincre que depuis le 20 janvier 2014, il y a eu beaucoup d’avancées aussi bien sur les plans sécuritaire, humanitaire et économique que sur le plan politique.

Sur ce dernier plan, après Brazzaville où il y a eu l’accord de cessation des hostilités, le processus politique de dialogue et de réconciliation se met progressivement en place. Non seulement j’ai tenu les promesses de changer de gouvernement essentiellement dans le sens de l’inclusivité et de réaménager le cabinet présidentiel dans le sens de plus d’efficacité mais les textes de mise en place  de la Commission de suivi de l’accord de cessation des hostilités et du Comité de pilotage du processus politique ont été pris.

Sous la haute direction du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le comité de pilotage, qui est l’expression de la volonté des Centrafricains de prendre en main leur destin à travers l’appropriation du processus politique de dialogue et de réconciliation, est désormais à pied d’œuvre.  Dans un bref délai, ce comité déclinera les modalités d’organisation et le calendrier des consultations populaires à Bangui et dans les 16 préfectures de la République Centrafricaine ainsi que celles du forum national de Bangui. C’est dire que l’élan d’avant et de pendant  Brazzaville n’a pas été relâché et que nous travaillons d’arrache pied à créer les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel apaisé et consensuel comme nous le prescrivent la Charte constitutionnelle de Transition et la feuille de route du Gouvernement.

Je suis déterminée à conduire la Transition à son terme mais en posant les jalons d’une société Centrafricaine du savoir, des valeurs et du progrès qui trouvera désormais en elle-même les ressources nécessaires pour juguler les crises à venir. Mon ambition est d’arracher définitivement notre pays de la spirale des conflits quasi interminables et de l’enraciner durablement sur la voie de la modernité. Car, les difficultés de la gouvernance qui l’ont conduit au fond du gouffre ne sont pas une fatalité et mieux que certains pays qui ont fait l’expérience des conflits de tout genre, il a tous les atouts pour s’en sortir rapidement. Non seulement c’est une question de volonté pour les dirigeants de ce pays où on évoque souvent un manque de leadership mais c’est aussi une question d’engagement pour toutes les composantes de la société Centrafricaine où qu’elles se trouvent.

C’est là que la place et le rôle de la diaspora Centrafricaine nous intéressent. Sans vouloir jeter la pierre, il faut reconnaître qu’on déplore souvent le manque de dynamisme de notre diaspora, comparativement à celles d’autres pays Africains. Même si comparaison n’est pas raison, on aurait pu s’attendre en effet que la contribution de la diaspora Centrafricaine à la prévention et au règlement des conflits sinon au développement de leur pays soit plus accrue. Au lieu de cela, on assiste souvent aux tiraillements et aux critiques faciles qui donnent une image dérisoire de notre élite et partant de notre pays.

Je suis heureuse de constater qu’avec l’implication de l’élite intellectuelle Africaine, une nouvelle ère est en train de s’ouvrir qui porte sans doute l’espoir d’un rôle plus positif et agissant de la diaspora Centrafricaine. En tout cas, ce que je vois pointer à l’horizon de ces Conversations Centrafricaines de Diaspora dont les thématiques  ont été bien conçues, les intervenants bien choisis et les ateliers bien articulés pour atteindre des objectifs bien définis, c’est une nouvelle prise de conscience, un sens de la responsabilité et un engagement plus fort au service d’un pays qui a besoin des bras de tous ses fils mais aussi de toutes les bonnes volontés de par le monde pour se reconstruire.

Aussi, je formule le vœu que les travaux de ces assises atteignent effectivement ces objectifs et que nous puissions disposer désormais d’une plateforme de travail avec laquelle une synergie peut se mettre en place au niveau national. Cela a toujours été une de mes préoccupations  et je ne peux que me réjouir de la perspective d’une collaboration renforcée entre la diaspora Centrafricaine et les Autorités du pays. Je serais donc très attentive aux résultats des travaux de vos différents ateliers et vous demanderai de me tenir informée par l’entremise de mon Conseiller Politique qui est aussi désormais en charge du Dialogue Politique et Social.

Je ne voudrais pas terminer mon propos sans dire un mot à l’endroit de toutes les Autorités Politiques Françaises qui ont toujours été à nos côtés et singulièrement  de manière remarquable aujourd’hui, le Maire de Thumeries qui a par ailleurs joué un rôle décisif dans l’organisation de cette manifestation. Que ces Autorités  trouvent encore ici l’expression renouvelée de ma profonde gratitude ainsi que celle du peuple Centrafricain qui a été très sensible à toutes les actions menées en sa faveur pour le retour de la sécurité et la paix. Je vous remercie »

Tel était le contenu du message de Madame la Présidente Catherine SAMBA-PANZA. Je vous remercie.

fichier pdf Message PR Conversations Centrafricaines Lille

 

 

A propos de Christophe Gazam Betty

Ancien Ministre d'Etat - République Centrafricaine

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